Enseignant

Roger CROISIER pratique le Karaté Shotokan depuis l’âge de 27 ans, il a connu différents clubs et fédération avant d’entrer au Karaté Club Bouvesse, lors de sa création en 1991.

Au départ simple élève, il surmonte brillamment son handicap physique et obtient le grade de ceinture noire. Aujourd’hui Roger est gradé 3ème Dan. Il est titulaire d’un Brevet Fédéral de la Fédération Européenne de Karaté et enseigne à Bouvesse-Quirieu, secondé par plusieurs de ses élèves qui se sont élevés au grade de ceinture noire et sont également titulaires de diplômes d’enseignement.

Le journal le Progrès à récemment rendu hommage à notre senseï à travers une interview qui a eu lieu au club d’Ambérieu, nos amis chez lesquels Roger se déplace régulièrement pour entrainer les enfants et parfaire son Karaté.

Ci-dessous l’article du journal Le Progrès du 30 septembre 2013 :

Le karaté comme thérapie. C’est en résumé la méthode qu’a expérimentée Roger CROISIER pour affronter les assauts de la spondylarthrite ankylosante. Une maladie qui cimente les vertèbres les unes aux autres.  » C’est surtout quand le processus est en cours que c’est douloureux, une fois que tout est soudé, c’est fini. « 

Cette affection rhumatologique est assez fréquente chez les hommes, « elle vous cintre et elle vous tord ». Roger Croisier a 14 ans et est apprenti chaudronnier quand le diagnostic tombe. Dix ans de kinésithérapie et de rééducation sont nécessaires, le changement professionnel suivra. Roger est averti : il faut bouger sous peine de rester cloué à un fauteuil. Le natif de Lyon ne peut pas courir, ne peut pas vraiment chuter non plus. Il se tourne vers le karaté historique, celui inspiré de la philosophie zen, au contraire de celui qui préconise la compétition.

« J’apprends à mieux comprendre mon corps et je reprends confiance en moi. À 22 ans, j’étais déjà voûté, ça me gênait. J’avais un complexe d’infériorité ». Dans sa pratique du karaté, il privilégie forcément les jeux de bras et de poings. Quand il a enfilé son kimono pour la première fois, il n’envisageait pas de dépasser la ceinture verte.

À 70 ans tout juste, c’est la couleur noire qui serre la taille de ce « senseï » 3ème Dan, comme le surnomment affectueusement les karatékas des clubs de Bouvesse et d’Ambérieu « Il a beaucoup bourlingué, il a fait des stages avec les grands maîtres japonais comme Monsieur SATO. Il a une bonne connaissance du karaté et c’est un bon pédagogue », estime Alain GUIFFRAY, élève à Ambérieu dans la section adulte.

Le doyen aux grands yeux bleus et au large sourire, en invalidité à 100 % depuis l’âge de 40 ans bricole dans sa maison de Briord, donne des coups de main. Mais passe le plus clair de son temps au dojo.

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Fête retour de Roger